Nigeria/loi anti-blanchiment : Jonathan presse le parlement d'adopter une loi anti-blanchiment
![]() Goodluck Jonathan le 16 février 2010 à Abuja © AFP/Archives Pius Utomi Ekpei |
ABUJA (AFP) Le président du Nigeria par intérim Goodluck Jonathan a pressé mardi les parlementaires d'adopter une loi anti-blanchiment et anti-terroriste pour éviter au pays de se retrouver sur une liste noire qui ferait fuir les investisseurs.
Dans un courrier qui leur était adressé et que les journalistes ont pu consulter, M. Jonathan les a pressé de voter ces textes d'ici le 30 juin.
Il les a mis en garde contre "de graves conséquences économiques et politiques" si le Nigeria se retrouvait sur la liste noire du Groupe international d'action financière sur le blanchiment des capitaux (GAFI), créé en 1989 par le sommet du G7 à Paris pour combattre cette criminalité.
Les transactions internationales légales risquent d'être rejetées et les investissements étrangers dans le pays retirés si le Nigeria ne s'engage pas à combattre ces deux fléaux, a-t-il dit.
"Les investisseurs internationaux auront peur d'investir au Nigeria et ceux qui voudront le faire poseront des conditions extrêmement serrées", a-t-il dit.
"L'image internationale du Nigeria sera largement celle d'un pays sans volonté politique de coopérer à la guerre mondiale contre la terreur", écrit encore le dirigeant nigérian.
Le président Umaru Yar'Adua, actuellement remplacé par M. Jonathan, avait envoyé les deux projets de loi au parlement l'an dernier.
"Vu l'engagement de l'administration de ce pays à combattre la corruption et la terreur et renforcer le développement économique de ce pays, se retrouver sur la liste noire de la GAFI nuira à coup sûr sérieusement aux efforts consentis", ajoute encore le président par intérim.
