Congo/Humanitaire: La sécurité des réfugiés dans le Nord comme enjeux politique
![]() Photo diffusée par la Commission européenne le 26 février 2010, la République 2010 de réfugiés vivant dans la cour de l'école de Bétou, dans la province de la Likouala © AFP/Archives Daniel Dickinson |
BRAZZAVILLE (AFP) - Le gouvernement et les parlementaires congolais sont préoccupés par la sécurité dans la Likouala (extrême nord), où 115.000 réfugiés venus de la République démocratique du Congo (RDC) voisine se sont installés depuis fin octobre.
"Les populations de la Likouala sont apeurées. Certains réfugiés portent les armes", a affirmé la ministre en charge de l'Action humanitaire, Emilienne Raoul, lors dune réunion conjointe gouvernement-parlement sur la situation, jeudi à Brazzaville.
Le gouvernement "a déployé plus d'hommes (militaires) sur le terrain, particulièrement pour sécuriser l'Oubangui (fleuve qui sert de frontière naturelle entre les deux Congo)", a indiqué de son côté le ministre de la Communication, Bienvenu Okiemy.
"Il faut aujourd'hui mettre en place des couloirs et des zones de sécurité pour mieux localiser les réfugiés, éviter leur dispersion à travers tout le département de la Likouala et favoriser leur retour dans leur pays d'origine où ils retrouveraient de meilleures conditions d'existence", a poursuivi le M. Okiemy.
"L'idée de rapatrier au plus vite les réfugiés de la RDC est appuyée par les parlementaires de la Likouala", a indiqué à l'AFP un officiel ayant assisté à la réunion.
La Likouala est une région forestière difficile d'accès où, daprès les estimations des agences humanitaires, au moins 115.000 personnes venues de la province de l'Equateur (nord-ouest de la RDCongo) ont trouvé refuge.
Elles ont fui des combats qui opposent deux ethnies, les Enyele et les Bobas, qui se disputent des terres agricoles et des étangs piscicoles.
