Zimbabwe/Justice: Bennett accusé de ne pas avoir déclaré l'achat de maïs
![]() Roy Bennett arrive au tribunal pour son procès, le 12 janvier 2010 à Harare © AFP/Archives Desmond Kwande |
HARARE (AFP) Roy Bennett, un proche du Premier ministre zimbabwéen, a été accusé mercredi lors de son procès pour "terrorisme" à Harare de ne pas avoir déclaré l'achat de plusieurs tonnes de maïs lorsqu'il était agriculteur.
Cet ancien fermier blanc et trésorier du parti du Premier ministre Morgan Tsvangirai, est accusé d'avoir tenté de renverser en 2006 le président Robert Mugabe, au pouvoir depuis 1980.
En procès depuis novembre, M. Bennett, qui risque la peine de mort ou la prison à vie dans cette affaire, devrait être fixé sur son sort début mai. "La décision de justice devrait être prête la deuxième semaine de mai", a déclaré mercredi le juge Chinembiri Bhunu.
Roy Bennett a appris lors de cette audience qu'il était convoqué une semaine plus tard au tribunal du district de Chipinge (est) pour avoir "illégalement été trouvé en possession de 92 tonnes de maïs qu'il n'a pas déclaré aux autorités", le 22 octobre 2001, selon la citation à comparaître.
L'ancien fermier a expliqué avoir acheté ce maïs pour nourrir ces employés et précisé que les soldats avaient saisi cette denrée.
Son avocate Beatrice Mtetwa a estimé que cette nouvelle accusation était synonyme de "harcèlement". "Ils anticipent le fait qu'il sera acquitté (de son procès pour terrorisme) et maintenant, ils trouvent cela", a-t-elle déclaré à l'AFP.
Roy Bennett a été arrêté en février juste avant de prêter serment en tant que vice-ministre de l'Agriculture au sein du nouveau gouvernement d'union nationale, formé pour sortir le pays d'une crise née de la défaite historique du régime aux élections de mars 2008.
Inculpé pour terrorisme, sabotage et banditisme, il a été libéré sous caution début mars. Des accusations similaires portées contre d'autres membres du MDC ont été abandonnées.
Sa nouvelle et brève mise en détention mi-octobre a provoqué la plus grave crise depuis la formation de la coalition entre MM. Mugabe et Tsvangirai, le Premier ministre ayant en réaction suspendu durant trois semaines tout contact avec le camp présidentiel.
Lors de sa visite mi-mars au Zimbabwe, le président sud-africain Jacob Zuma s'est entretenu avec Roy Bennett, dont le procès constitue un des points de désaccord entre MM. Tsvangirai et Mugabe.
