Washington salue la contribution de l'Union africaine à la démocratie
La diplomatie américaine a salué mercredi la contribution de l'Union africaine (UA) à la démocratie, au premier jour d'une session de dialogue Afrique - Etats-Unis à Washington. AFP |
L'UA "a décidé clairement qu'(elle) ne serait pas un club de généraux et de dictateurs et nous applaudissons les mesures fortes prises en ce sens", a déclaré le secrétaire d'Etat adjoint Jack Lew à ses hôtes au département d'Etat.
"Les Etats-Unis sont un ferme soutien de l'UA (...), une institution essentielle pour défendre nos principes communs de démocratie et de gouvernance", a-t-il également estimé en ouvrant les trois jours de "dialogue à haut niveau" entre l'administration Obama et une délégation de l'UA.
Le Gabonais Jean Ping, président de la Commission de l'UA, a jugé pour sa part que la situation des droits de l'homme en Afrique était "encourageante", et a souligné les mécanismes de prévention des coups d'Etat mis en place par l'Union africaine.
"L'Afrique est un continent de grandes opportunités, pas un continent de problèmes", a-t-il affirmé.
"L'UA est l'institution vers laquelle les Etats-Unis se tournent de plus en plus pour aider à résoudre certains des problèmes les plus délicats de l'Afrique", a souligné le département d'Etat dans un communiqué.
D'après un diplomate américain interrogé par l'AFP sous le couvert de l'anonymat, l'Amérique "veut approfondir et étendre sa relation avec l'Union africaine" et veut faire de ce dialogue un rendez-vous régulier.
Les Etats-Unis constatent que "l'Union africaine joue un rôle croissant dans la gestion par l'Afrique des problèmes trans-nationaux", a poursuivi cette source, citant le réchauffement du climat, le trafic de drogue ou le trafic des armes.
Washington, selon le responsable, est aussi "impressionné" par l'efficacité de l'UA dans les missions de maintien de la paix, et souhaite que l'organisation panafricaine "augmente sa capacité" en ce domaine.
"Nous pensons que les problèmes africains sont mieux résolus par les Africains", a souligné la source: "Il est plus judicieux de faire traiter les situations par des troupes africaines capables et expérimentées".
La délégation africaine est composée de M. Ping, de trois autres membres de la commission de l'UA et des ambassadeurs de l'UA aux Etats-Unis et à l'ONU.
Elle doit rencontrer le secrétaire au Trésor Timothy Geithner, le ministre de la Justice Eric Holder, le représentant au Commerce Ron Kirk, ainsi que des responsables de la défense, de la CIA, de la Santé, de la diplomatie et du Conseil de sécurité nationale. Un entretien avec la ministre de la Santé Kathleen Sebelius, annoncé mardi, ne figurait pas dans un programme diffusé mercredi.
Les Etats-Unis, a affirmé mercredi M. Lew, sont les principaux contributeurs financiers à la mission de maintien de la paix de l'UA.