Soudan/Politique: Jimmy Carter souhaite des élections aux "normes internationales"
![]() L'ancien président américain Jimmy Carter (C), le président Omar el-Béchir (D) et Lakhdar Brahimi diplomate et politicien algérien, le 10 avril 2010. © AFP Patrick Baz |
KHARTOUM (AFP) L'ancien président américain Jimmy Carter, dont la fondation observe les élections commençant dimanche au Soudan, a dit samedi souhaiter que le scrutin réponde "entièrement aux normes internationales" à l'issue d'un entretien avec le président Omar el-Béchir.
"J'espère que les élections seront entièrement compatibles avec les normes internationales, qu'elles seront sûres, libres et justes et que les électeurs pourront s'exprimer librement sans intimidation et que les résultats seront comptabilisés honnêtement et avec impartialité", a dit M. Carter.
Ce dernier a pris la parole à l'issue d'un entretien avec le raïs soudanais Omar el-Béchir, sous le coup d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) qui l'accuse de crimes de guerre et contre l'humanité au Darfour (ouest), dans sa résidence officielle à Khartoum.
La fondation Carter fait partie des observateurs importants des élections - législatives, régionales et présidentielle - qui se déroulent sur trois jours à partir de dimanche.
Il s'agit du premier scrutin multipartite en près d'un quart de siècle au Soudan, mais ce dernier est déjà entaché par le boycott, total ou partiel, d'une partie de l'opposition et des ex-rebelles sudistes du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM), et des accusations de fraudes.
"Nous allons observer (le scrutin) de très près", a assuré M. Carter dont la fondation doit en théorie remettre une évaluation préliminaire dès le 17 avril, a-t-il indiqué.
M. Carter s'est aussi entretenu samedi avec des chefs de l'opposition dont Sadek al-Mahdi, chef du parti Umma (nationaliste) qui boycotte l'ensemble du processus électoral, Yasser Arman, du SPLM, principal opposant d'Omar el-Béchir qui a retiré sa candidature, et Mohammed Osmane al-Mirghani, chef du Parti unioniste démocrate (DUP), formation qui avait annoncé un boycottage mais est revenue sur sa décision.
