Sommet Afrique-France: Les entreprises, invitées surprise
Le sommet Afrique - France qui se tiendra à Nice le 31 mai et 1er juin prochain à Nice aura une tonalité très business, avec la présence de près de 230 entreprises françaises et africaines.
Pas de révolution dans la grand-messe qui réunit régulièrement la France et l'Afrique, mais une petite nouveauté quand même. Première pour ce type de sommet, qui se tiendra à Nice le 31 mai et 1er juin,la participation des entreprises, officiellement invitées. Au palais des congrès et des expositions Acropolis de Nice, dans l'après midi du 31 mai, juste après la séance d'ouverture, tandis que les chefs d'Etat évoqueront notamment la place de l'Afrique dans la gouvernance mondiale, 80 entreprises françaises (les 40 plus importantes et 40 grosses PME) parleront gros sous avec 150 entreprises africaines. En toile de fonds, la volonté de faire des entreprises africaines la clef de la croissance du développement et de l'emploi en Afrique. Parmi les autres invités surprises, des organisations syndicales africaines et françaises... en plus petit nombre : environ une dizaine, mais rien n'est encore définitivement fixé.
Les échanges se feront à travers cinq ateliers thématiques : l'environnement des affaires, le financement des PME africaines, la formation professionnelle, la responsabilité sociale et environnementale des entreprises et les énergies durables. En préparation de ces réunions, un groupe de travail, réunissant des sociétés françaises, travaillent d'ores et déjà à l'élaboration d'une charte des entreprises tricolores en Afrique, afin qu'elles s'engagent en matière de formation, de sous-traitance et de recrutements locaux. Deux rapporteurs rendront compte des conclusions de ces ateliers économiques à Nicolas Sarkozy, dont c'est le premier sommet, ainsi qu'au président égyptien Hosni Moubarak, qui co-présidera le sommet.
51 pays, sur les 53 que compte le continent ont été invités par la France. Les deux pays qui n'ont pas reçu de carton d'invitation sont le Niger et Madagascar, dont les situations politiques restent instables. Par ailleurs, deux chefs d'Etat se sont vu demander par la France de désigner un représentant pour le sommet. Les deux exclus sont Omar el-Béchir, le président du Soudan, sous le coup d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et contre l'humanité, et Robert Mugabe, président du Zimbabwe, interdit de visas par l'Union européenne.
En revanche, le président de transition de la Guinée a été invité, car la situation politique locale répond aux deux critères jugés nécessaires : une transition consensuelle et un calendrier électorale crédible. Quatre chefs d'Etat ont déjà décliné l'invitation : ceux de Côte d'Ivoire, du Botswana, du Cap Vert et du Kenya.