Paris/Politique:M Issa Tchiroma, Mincom du Cameroun "Nous sommes une très grande nation, il ne faut jamais le perdre de vu".
De passage à paris après la participation du Cameroun au 45ème sommet France-Afrique de Nice, M Issa Tchiroma, ministre de la Communication porte-parole du gouvernement, Président du conseil d'administration de la CRTV et Président du Front pour le salut national du Cameroun(FSNC)... nous livre ses impressions.
Ingénieur supérieur des matériaux de la construction mécanique, il intègre l’équipe gouvernementale en 1992 comme ministre des Transports, fonction qu’il occupe jusqu’en 1996. Il crée en 2007 le Front pour la salut national du Cameroun(FSNC). Le décret présidentiel du 1er mars 2010 l’a propulsé comme nouveau Président du Conseil d’Administration de la radiotélévision publique huit mois après son retour aux affaires comme ministre de la Communication le 30 juin 2009. Lors de son entrée au gouvernement, en guise d’introduction il déclarait : «en raison de la confiance exceptionnelle que le président de la République a placée en moi. Le ministère de la Communication est un ministère de souveraineté qui, de droit, revient aux militants de son parti. Je suis président d'un autre parti et le président a jeté son dévolu sur moi.»
Plusieurs thèmes sont abordés lors de notre entretien :
Sa responsabilité comme ministre de la communication, la liberté de la presse au Cameroun, le décès en prison du journaliste Bibi NGOTA, la rencontre avec les journalistes en France, la coût de la presse, la stigmatisation de la diaspora, la célébration du cinquantenaire au Cameroun, les recommandations faites, la dissonance du sdf lors du défilé du 20 mai devant les nombreux chefs d'Etats invités. La restitution et la disponibilité des archives restitués par la France, la disponibilité de l'information, la numérisation de l'information et la création d'une agence virtuelle de l'information, la participation au sommet France-Afrique de Nice. Aussi le discours fondateur du président français Nicolas Sarkozy, son plaidoyer pour une redistribution des cartes et les résolutions finales du sommet. La co-présidence par les présidents français et camerounais d'un atelier de travail.
Par ce sommet et après la disparition du patriarche Omar Bongo ONDIMBA, la place du président Paul Biya sur l’échiquier politique africain.
Les élections présidentielles au Cameroun
"au peuple camerounais de décider de manière démocratique sur l'homme le plus apte à gouverner la nation camerounaise"
"J’ai toujours dit qu'en moi il y a trois casquettes, le citoyen, le collaborateur du chef de l'Etat, le président du parti, deux sur trois ont jeté leur dévolu sur le président Biya"
Politique fiction:
Vous êtes à l'ouverture du congrès de votre parti, quels sont les dix premières phrases que vous prononcées ?
"Nous sommes une très grande nation, il ne faut jamais le perdre de vu. Et quand l'enjeu d'une bataille et le devenir de la nation, toutes divisions devient inutile, absurde, superfétatoire. A partir du moment où nous sommes une très grande nation, focalisons l'attention sur ce que nous avons de grand et commun. Faisons en sorte que la différence soit une source d'enrichissement et non une cause de malheurs "
Pour la jeunesse camerounaise:
"Vous êtes porteur d'espoirs, vous êtes l'avenir de la nation. La seule condition est de savoir quel Cameroun souhaiteriez-vous recevoir en héritage ?
L’entretien se déroule dans le hall très fréquenté d’un hôtel parisien, il est 20h15.