Madagascar/Politique: Blocage des négociations sur les "exigences" de l'ancien président Ravalomanana

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Par Alexandra LESIEUR

Madagascar: blocage des négociations sur les

Les négociations malgaches, qui reprenaient jeudi à Pretoria, ont buté dès le premier jour sur les "exigences" du président évincé Marc Ravalomanana, selon des sources diplomatiques et l'homme fort du pays Andry Rajoelina, qui s'est dit peu confiant sur la signature d'un accord de sortie de crise.

Les négociations malgaches, qui reprenaient jeudi à Pretoria, ont buté dès le premier jour sur les "exigences" du président évincé Marc Ravalomanana, selon des sources diplomatiques et l'homme fort du pays Andry Rajoelina, qui s'est dit peu confiant sur la signature d'un accord de sortie de crise.

"Je pense qu'il y a peu de chances qu'on pourra mettre en place ce gouvernement d'union nationale et il faut chercher des solutions ailleurs", a déclaré à la presse M. Rajoelina à l'issue d'entretiens avec les médiateurs.

"Il y a des exigences que je ne peux pas accepter de la part de l'ancien président (Ravalomanana). La communauté internationale a bien vu les points de blocage et ils ont constaté aussi qui est le facteur de blocage", a-t-il poursuivi, estimant que la rencontre de Pretoria était celle "de la dernière chance".

Avant cette réunion, M. Rajoelina s'était dit prêt à signer un accord prévoyant la constitution d'un gouvernement d'union nationale chargé de conduire le pays à des élections générales le plus rapidement possible.

Le blocage pour la signature de cet accord viendrait des conditions posées par Marc Ravalomanana sur son retour au pays, notamment la question de l'amnistie et de la protection de ses biens, selon des sources diplomatiques.

Madagascar est englué dans une crise politique grave depuis fin 2008, qui a conduit à l'éviction en mars 2009 du président Ravalomanana, aujourd'hui en exil en Afrique du Sud, et à son remplacement par Andry Rajoelina, son principal opposant et ancien maire d'Antananarivo, soutenu par l'armée.

Après l'échec des accords de Maputo et d'Addis Abeba, signés l'année dernière et restés lettre morte, l'Afrique du Sud, la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) et la France tentaient à Pretoria de trouver "une solution durable", selon le chef de la médiation Joaquim Chissano.

Avec le président sud-africain Jacob Zuma et le président de la commission de l'Union africaine (UA) Jean Ping, M. Chissano a rencontré séparément mercredi ces deux leaders malgaches ainsi que les anciens présidents Didier Ratsiraka et Albert Zafy "pour écouter leurs opinions sur une sortie de crise".

MM. Rajoelina et Ravalomanana se sont seulement retrouvés à la même table pour dîner, aux côtés du président sud-africain.

L'ex-président Chissano a confirmé que les discussions reprenaient jeudi pour tenter d'obtenir la signature de cet accord qui prévoit l'ouverture du gouvernement aux quatre mouvements avec six ministères chacun, selon une source proche des négociations.

Andry Rajoelina a précisé qu'il conserverait son poste de président tout comme son Premier ministre. "Je suis prêt à former un gouvernement avec les autres forces politiques, y compris l'ancien président et même les deux autres présidents, pour aller vers des élections" législatives cet été et présidentielle en novembre, a souligné le président de la Haute autorité de transition (HAT).

Cet accord diffère des deux précédents dans le sens où il supprime les institutions comme le système de co-présidence et le Parlement de transition. Seule la Commission électorale indépendante serait maintenue et la question de l'amnistie, chère à MM. Ratsiraka et Ravalomanana, serait réglée par les futures institutions. Le Point

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Publié dans Politique

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