Les bénéfices de l’agriculture biologique en Afrique

Publié le par imagazine

Agriculture Biologique en Afrique 2008

L’agri­cul­ture bio­lo­gique offre un mo­dèle de dé­ve­lop­pe­ment pour l’Afrique qui res­pecte l’en­vi­ron­ne­ment et qui per­met de lut­ter ef­fi­ca­ce­ment contre l’in­sé­cu­ri­té ali­men­taire. En in­té­grant les pra­tiques agri­coles tra­di­tion­nelles et en uti­li­sant les res­sources lo­cales, l’agri­cul­ture bio­lo­gique convient par­ti­cu­liè­re­ment bien aux agri­cul­teurs afri­cains qui pro­duisent pour eux-​mêmes et pour les mar­chés lo­caux.

L’agri­cul­ture bio­lo­gique contri­bue donc à four­nir des biens pu­blics aussi bien à l’échelle lo­cale que na­tio­nale en Afrique, et ce d'au­tant plus que les pro­duits issus de ce mode de pro­duc­tion s'ex­portent bien à l'in­ter­na­tio­nal.


Source : Etude 2010 du FIBL et de l'IFOAM sur le site Or­ga­nic-​world.​net

 

Qu’est ce que l’agri­cul­ture bio­lo­gique

L’agri­cul­ture bio­lo­gique est un sys­tème ho­lis­tique de ges­tion de la pro­duc­tion agri­cole qui pro­meut la santé des éco­sys­tèmes agri­coles en com­bi­nant les connais­sances tra­di­tion­nelles et scien­ti­fiques. Les sys­tèmes d’agri­cul­ture bio­lo­gique se basent sur des pra­tiques de ges­tion des éco­sys­tèmes plu­tôt que sur les in­trants agri­coles ex­té­rieurs (pes­ti­cides, en­grais, OGM) qui dé­gradent l’en­vi­ron­ne­ment et fa­vo­risent l’en­det­te­ment des agri­cul­teurs afri­cains.

L’agri­cul­ture bio­lo­gique contri­bue du­ra­ble­ment à la sé­cu­ri­té ali­men­taire de l’Afrique

Une ex­pé­rience de ges­tion bio­lo­giques des sols en Ethio­pie (à Ti­gray) a mon­tré que l’agri­cul­ture bio­lo­gique per­met­tait de dou­bler les ren­de­ments dans les zones arides et les terres dé­gra­dées. Ainsi, les ex­perts es­timent qu’une conver­sion à l’agri­cul­ture bio­lo­gique de l’Afrique sub­sa­ha­rienne (jusqu’à 50% des terres) en­traî­ne­rait un ac­crois­se­ment des dis­po­ni­bi­li­tés ali­men­taires et une ré­duc­tion de la dé­pen­dance à l’égard des im­por­ta­tions de pro­duits ali­men­taires.

Par ailleurs, ce mo­dèle d’agri­cul­ture est le plus ef­fi­cace pour frei­ner le dra­ma­tique pro­ces­sus de dé­ser­ti­fi­ca­tion qui a ac­tuel­le­ment lieu sur le conti­nent - où les deux tiers du conti­nent sont des dé­serts ou des terres arides - grâce à la pré­ven­tion de l’éro­sion et de la dé­gra­da­tion des terres ainsi que la re­mise en état des terres dé­gra­dées.

Dé­ve­lop­pe­ment des dé­bou­chés com­mer­ciaux de l’agri­cul­ture bio­lo­gique

L’agri­cul­ture bio­lo­gique per­met de créer des condi­tions de vie du­rables pour les fa­milles d’agri­cul­teurs afri­cains et leurs com­mu­nau­tés. Avec la crois­sance de la consom­ma­tion des pro­duits bio sur le mar­ché in­ter­na­tio­nal, les agri­cul­teurs afri­cains peuvent es­pé­rer dé­ve­lop­per les dé­bou­chés de leurs pro­duits bio.

Le pro­gramme EPOPA lancé par l’Agence sué­doise de co­opé­ra­tion pour le dé­ve­lop­pe­ment vise à pro­mou­voir les ex­por­ta­tions de pro­duits bio­lo­giques en pro­ve­nance d’Afrique. La der­nière éva­lua­tion ef­fec­tuée en 2004 a mon­tré un fort im­pact et des amé­lio­ra­tions si­gni­fi­ca­tives dans les moyens de sub­sis­tance de quelque 27 000 agri­cul­teurs de l'Ou­gan­da et la Tan­za­nie.

En effet, la meilleure ré­mu­né­ra­tion des pro­duits bio­lo­giques offre non seule­ment un gain de re­ve­nu pour les pro­duc­teurs in­di­vi­duels, mais aussi de plus grandes chances aux com­mu­nau­tés de de­ve­nir plus au­to­nomes et de gé­né­rer de nou­velles op­por­tu­ni­tés en ma­tière d’édu­ca­tion et d’em­ploi.

De plus, l’agri­cul­ture bio­lo­gique amé­liore la santé hu­maine et maxi­mise les ser­vices en­vi­ron­ne­men­taux par la pré­ser­va­tion de la bio­di­ver­si­té, l’amé­lio­ra­tion des sols et l’ex­clu­sion des in­trants chi­miques agri­coles qui conta­minent les êtres hu­mains et les éco­sys­tèmes.

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Publié dans Economie

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