La situation socio-politique en Côte d'Ivoire: quels enjeux pour le Président Laurent Gbagbo et le camp présidentiel ?
AFI // INTERVIEW D'AFFI NGUESSAN. LES ELECTIONS EN C.IVOIRE
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La Côte d'Ivoire, représentant près de 40% de la Communauté monétaire de l'Afrique de l'Ouest, est importante pour la paix et la sécurité de la région ; alors quels sont les enjeux de ces élections pour le Président Laurent Gbagbo et son camp ?"
Le président de du Front patriotique ivoirien, FPI au pouvoir à Abidjan met le Premier ministre Guillaume Soro face à ses responsabilités. Pascal Affi N’Guessan dit ne comprendre « à quoi obéit le jeu du Secrétaire général des Forces nouvelles » posant clairement la question d’un changement de Premier ministre au regard de la mission qui lui était assignée suivant les Accords de Ouaga à savoir la fin de la rébellion et l’unification du pays.
« On lui avait dit prends le poste et libère-nous de la rébellion » a déclaré, celui qui était Premier ministre au moment au moment de l’éclatement de la rébellion en 2002.
« Soit il nous libère de la rébellion, soit il dégage » a affirmé Pascal Affi N’Guessan en soulignant que « les accords de Ouaga ont été signés pour dix mois, nous en sommes aujourd’hui à 37. Cela est trop pour très peu de résultats » a déclaré le président du parti présidentiel taxant au passage Soro Guillaume de « passif, laxiste, jouant pas franc jeu, nous menant en bateau. »
« Nous voulons des actes, la réunification dans les plus brefs délais » a ajouté Pascal Affi N’Guessan qui a expliqué que les zones Centre, Nord et Ouest qui couvrent plus de 40% de la superficie de la Côte d’ivoire mais seulement un peu plus de 20% de la population totale du pays, restent encore en dehors de l’autorité de l’état central basé à Abidjan.
Les élections générales ivoiriennes programmées depuis 2005 mais reportées à maintes reprises à cause de la partition du pays, ne sont pas toujours pas encore définies. Les anciens rebelles ne sont toujours désarmés, démobilisés et réinsérés, l’élaboration du fichier électoral connait toujours des couacs. A ce jour deux fichiers existent. L’une dite « blanche » de 5millions trois cents milles électeurs comporte les électeurs clairement identifiés. Une deuxième dite « grise » de 1.300.000 doit être épurée pour parvenir au consensus indispensable à la tenue de scrutions transparents. Le processus électoral ivoirien devrait coûter plus de 140 milliards de francs Cfa. Sûrement, le scrutin le plus couteux jamais connu en Afrique.
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et les rebelles du Nord devait permettre en dix mois la réunification du pays coupé en deux et l'organisation de l'élection. Le 12 février dernier, le président Laurent Gbagbo annonçait la dissolution du gouvernement et de la commission électorale indépendante (CEI).