Est-ce que les Belges pendant la colonisation ont aimé le Congo ? 50 ans après, faites le bilan sur ces images d’archive!
Oui avec certitude ! Les belges ont aimé le Congo d’un amour éperdu, mais on ne se risquerait pas de dire qu’ils ont aussi aimé ses habitants. Les Congolais ont hérité des installations et structures qu’aucune colonie en Afrique ne peut se vanter de l’avoir eu. Pour effacer les atrocités de Léopold II, tyran qui massacrait les populations pour s’enrichir. La nouvelle administration Belge de l’époque avait élaborée un plan de reconstruction de cette province Belge.
L’article 3 de la Chartre Coloniale du 18 octobre 1908 prescrivait que « Nul ne peut être contraint de travailler pour le compte et au profit de société ou de particulier ». Les Belges se lançaient dans leurs 5 chantiers tous azimuts. Les images coloniales en témoignent ! L’industrialisation de la région avec des résultats escomptés étaient plus que satisfaisants. Le rapport de la bourse de Londres sur l’exploitation du coton, caoutchouc, palmier (huile), les plantations d’hévéas etc… au Congo est très élogieux. Le Congo était le carrefour commercial de l’Europe et de l’Afrique indigène.
L’enseignement a été mis en place par des missions chrétiennes privées qui finançaient leurs activités par l’agriculture ou la sylviculture d’exportation (Concordat avec le Vatican en 1906). Par exemple, en 1948, environ 99,6% des structures d’enseignement étaient contrôlées par les missions chrétiennes, 0,4% étaient détenues par des entreprises privées pour former leurs futurs employés. En 1940, le taux de scolarisation des enfants de 6 à 14 ans était de 12% et en 1954 de 37 %, ce qui plaçait le Congo à l’époque aux côtés de l’Italie mais ces statistiques cachent un énorme gâchis scolaire : sur douze élèves à l’école primaire, seul un achève le cycle et de ceux-là, seul un sur six accède à l’école secondaire. Les missionnaires n’étaient évidemment ni pédagogues ni diplômés en lettre ou en science mais diplômés en théologie : leur objectif était plutôt de former des catéchumènes.
Les missions étaient de plus tenues par des prêtres flamands, états-uniens ou scandinaves dont le français n’était pas la langue maternelle. L’enseignement secondaire destiné aux Congolais était presque uniquement axé sur les études professionnelles ou techniques ; ce n’est qu’à partir de 1955 qu’on commence à développer les écoles secondaires (une comparaison peut se faire avec le Cameroun : en 1952, sous le mandat français, il y avait déjà 8000 élèves dans les écoles secondaires). Lors de l’indépendance, le Congo disposait cependant de deux universités comptant 466 étudiants blancs et noirs : l’Université Lovanium, fondée en 1954, et l’Université d'Elisabethville créée en 1959. Mais en dehors de ces universités, la ségrégation raciale mise en place séparait les enfants blancs et noirs, qui fréquentaient des établissements scolaires distincts. Dans de nombreuses écoles, le fait de parler une langue congolaise était proscrit au niveau secondaire, de même que la pratique de l’islam.
Au niveau primaire, le Congo belge fut l’une des seules colonies d’Afrique où les langues locales (Kikongo, Lingala, Tshiluba et Swahili) furent enseignées, et ceci grâce aux missionnaires. Qui plus est, les langues congolaises ont pu être utilisées dans la musique populaire, ce qui a permis à l’industrie musicale congolaise de démarrer à cette époque. Néanmoins les missions ont remplacé le système d’éducation traditionnel. (Références textes, Musée du roi Bruxelles)
Les infrastructures sanitaires ont été mises en place par les entreprises pour leur personnel. Les chemins de fer étaient aussi aux mains d’entrepreneurs privés. Le contrôle de l’administration était dominé par la Belgique, sans organe démocratique pour les habitants. Le chef de l’État restait en toutes circonstances le Roi des Belges, mais la gestion journalière était dévolue au Gouverneur général, employé comme administrateur colonial par le Parlement belge. Contrairement à la situation dans certaines colonies britanniques et françaises, les colons blancs du Congo n’avaient aucun droit politique.
Diverses restrictions affectaient les Congolais. Dans les villes construites par les colonisateurs, les populations noires étaient refoulées dans les banlieues, souvent organisées en « cités indigènes », tandis que les centres-villes étaient réservés aux seuls Blancs. Les Noirs n’avaient pas le droit de sortir de leur habitation de 21 heures à 4 heures du matin. Ils ne servaient en fait que comme main d’œuvre au colon ou à l’administration coloniale (serviteur, artisans, mineurs, caissiers, mécaniciens, etc.). Les supermarchés, tous situés aux centres villes, leur étaient interdits d’accès : on leur avait juste réservé une petite fenêtre par laquelle ils pouvaient faire leurs achats.
La coexistence entre Blancs et Noirs ressemblait souvent à un apartheid tempéré par les nombreuses missions religieuses. Pauvres pour la plupart, les Noirs étaient souvent victimes de contrôles policiers où ils devaient justifier la possession de leur argent. L’administration choisissait aussi certains Noirs et les obligeait à travailler 120 jours par an gratuitement pour elle. L’urbanisation du Congo belge était en fait forcée, puisque les autorités déportaient les populations là où elles en avaient besoin. Dans la Force publique, les Noirs ne pouvaient dépasser le grade de sous-officier. Après la Seconde Guerre mondiale, plusieurs réformes démocratiques furent introduites, mais les complications ethniques entre Congolais n’en permirent pas une bonne application.
Le Congo belge fut l’un des premiers et des principaux exportateurs d’uranium pour les États-Unis au cours de la Seconde Guerre mondiale et de la Guerre froide (mine de Shinkolobwe).
Que reste-il de cet héritage à l’heure de la célébration du cinquantenaire?
Il est vrai que l’eau a coulé sous les ponts, avec la deuxième république de ce « mégalophobe » de Mobutu combinant l’amateurisme, la haine contre les Congolais et sa mégalomanie avait ruiné l’espoir de ce peuple avec des décisions à l’emporte pièce.
La zaïrianisation (appelé aussi zaïrisation) ce mouvement politique et idéologique créé par ce même mégalomane, Mobutu Sese Seko au cours des années 1970 au retour de son voyage en chine. En adoptant en copier/coller un fondement sans fondation, une idéologie que Mao avait mis 60 pour inculquer aux Chinois. Il demandant aux Zaïrois de revenir à une authenticité africaine des toponymes et des patronymes, en supprimant tout ce qui était à consonance occidentale. En nationalisant les structures ombilicales de la République, qui déclenchant une inflation que les Congolais n’ont jamais pu maîtrisée. Plombant toute chance à cette jeune république de profiter d’un héritage colossal laissé par son prédécesseur, hérité lui aussi de la colonisation.
Les installations administratives, les sociétés privées détenus par les investisseurs blancs de l’époque ont été étatisées et littéralement pillées par la famille et amis de ce mégalophobe dans son amateurisme et incurie. Il plaça par simple népotisme, l’incompétence criante à la tête de ces institutions, de personnages vils et sans scrupules qui ont hypothéqués toute chance de se hisser au premier rang des pays les plus influents d’Afrique. Parce que le Congo avait ce moyen de prétendre à cette place.
Le Congo de Kabila est la résultante de ce que Mobutu a pu faire et également de ce que Mzé KABILA son père voulait nous fourguer comme idéologie qui ressemblait bien à une peau de chagrin. Faut-il aujourd’hui incriminer la Belgique de toutes ces tares ?
Est – ce que Joseph KABILA avait besoin pour des considérations électoralistes, de nous vendre sous emballage clinquant un produit (5 chantiers) qui ne cadrait pas avec la réalité congolaise. Les Belges avaient laissés, un ensemble des structures que Kabila pouvait simplement rénovés et réhabilités. Et il aurait gagné son pari. Il a perdu… !
Le Roi arrive en RDC en grande pompe avec des annonces tonitruantes, 50 après. Une enveloppe de 2,5 millions de $ est officiellement dégagée pour les festivités. Officieusement, d’après les échos de la savane, c’est deux fois plus pour ces deux jours. Quel gaspillage ! Trouvera- t-il les mêmes installations coloniales ? Le Boulevard du 30 juin qui symbolise les 5 chantiers de ce Président fera face à ces interrogations!
Dormira –t-il dans un grand hôtel que les Congolais ont bâtis ? Ou, il retournera dans les murs de l’ancienne colonie (Memling) ?
Question pour un Champion de Julien LEPERS aux Congolais ! Dites moi combien de grands hôtels que ce pays a érigé depuis l’indépendance ? Le bilan de la cinquantenaire est négatif ! Revenez les Belges, les incapables de Congolais ont besoin de vous, que de vivre ce drame au quotidien... La mémoire de martyr de la Nation, Monsieur LUMUMBA est jetée en pâture… Quelle honte !
BONGOS Roger