Cameroun/Burkina:Blaise Compaoré: «L’Afrique compte avant chacun de nos pays»

Publié le par imagazine

«Tout ce que vous entreprenez doit avoir d’abord pour point de mire le développement de l’Afrique». C’est en substance, le message que Blaise Compaoré a porté à ses compatriotes résidant au Cameroun, et qu’il a rencontré dans la soirée du mardi 18 mai dernier à Yaoundé, à son pied-à-terre de l’hôtel Hilton.

Tout en saluant la stabilité, la prospérité et la paix que les Camerounais ont su instaurer et maintenir dans leur pays, «sous le leadership du président Paul Biya», le chef de l’Etat burkinabè a rappelé à ses concitoyens qu’il se trouve justement à Yaoundé pour partager avec «un peuple frère et ami, la solidarité et la joie des Burkinabè, à l’occasion du cinquantenaire et de la réunification de leur pays, le Cameroun».

Rappelant l’importance que revêt pour lui chaque rencontre avec les Burkinabè vivant à l’extérieur, le président du Faso a rappelé à ceux vivant au Cameroun de continuer à vivre en harmonie avec leurs hôtes aux côtés de qui ils doivent travailler dans le but de faire avancer le continent africain. Si le Burkina, comme l’a souligné Blaise Compaoré,  entouré de son épouse et certains de ses proches collaborateurs, «ce sont des hommes et femmes vivant au pays, c’est aussi la diaspora qui contribue activement à sa construction». Et c’est parce qu’ils entendent participer au développement socio-économique de la mère patrie que les Burkinabè vivant à Yaoundé et à Douala se sont constitués en associations, selon les conseils de Oumou Guindo, épouse Owona, le consul honoraire du Burkina au Cameroun. Seulement, ils sont confrontés à certains obstacles comme l’immigration clandestine de nombre de leurs compatriotes «qui leur tombent ainsi sur les bras, sans crier gare et surtout sans visa».

Parfois, ces aventuriers sont ramenés au bercail, quand ils ont la chance d’échapper à la mort, dans un état de dénuement total, s’ils ne deviennent pas simplement des «fous». Mais, ces péripéties n’ôtent pas aux Burkinabè vivant régulièrement au Cameroun, le goût d’investir dans leur pays. Mais les parcelles y reviennent par exemple trop cher pour eux, surtout du fait de la spéculation et de la cupidité de certains «commerçants de la terre». En plus de ces difficulté, la diaspora burkinabè au Cameroun, composée en majorité de commerçants, de fonctionnaires internationaux et d’étudiants, n’a pas manqué d’exprimer sa frustration de ne pas participer aux différentes élections, à l’instar de leurs frères et soeurs vivant au pays.
C’est donc les bagages lourds de ces doléances de ses concitoyens vivant au Cameroun que le président du Faso a regagné Ouagadougou, le 19 mai dernier, après avoir assisté, la veille, à la Conférence internationale de Yaoundé, «Africa 21», qui entrait dans le cadre des manifestations du cinquantenaire et de la réunification du Cameroun. 

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Publié dans Politique

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