Afrique:96% des catastrophes naturelles sont d’origine météorologique
Abidjan, (Côte d’Ivoire) 96% des catastrophes naturelles survenues en Afrique au cours de ces dernières années sont d’origine météorologiques, a révélé Adama Alhassane Diallo Directeur général du centre africain d’application de la météorologie au développement (ACMAD).
Il s’exprimait à l’occasion de l’ouverture mercredi à Abidjan de la 2ème réunion de la composante africaine du programme international de l’analyse multidisciplinaire de la mousson ouest africaine (AMMA).
« Pour la période 1980-2007 et d’après l’Organisation Mondiale de la Météorologie(OMM), 96% des catastrophes naturelles en Afrique étaient d’origine météorologique », a soutenu M. Diallo, soulignant que ce sont des inondations (32%), des épidémies (37%), des sécheresses (11%), des tempêtes de vents( 9%), des invasions d’insectes (4%), les températures extrêmes, les feux de brousse et les glissements de terrain (1%) chacun », a précisé M. Diallo.
Selon lui, de nombreuses études réalisées en Afrique ont montré très clairement que ces catastrophes, sont responsables globalement de 99% des pertes en vie humaine.
M. Diallo a démontré que sur le plan économique, les catastrophes naturelles d’origine météorologique causaient 50% des pertes à l’économie en Afrique.
« Étant essentiellement basée sur l’agriculture et l’exploitation des ressources naturelles, on ne peut occulter ce danger qui menace dangereusement des hommes et des femmes dans leurs survie » a-t-il estimé.
Pour lui, ceci montre à suffisance combien il est ‘’important et urgent’’ que l’Afrique se dote de moyens conséquents pour minimiser les impacts négatifs de la variabilité et des changements climatiques sur la vie des hommes et des femmes.
L’objectif principal des trois jours que dureront les travaux est de mettre en œuvre les stratégies de recherche proposées par les acteurs d’AMMA-Afrique à travers de nouvelles collaborations institutionnelles mais aussi par une mobilisation efficace des ressources.
Cette rencontre sera l’occasion d’engager les chercheurs africains à une meilleure valorisation de leurs résultats scientifiques en augmentant leurs publications dans les revues et comités de lecture.
LS/MC/of/APA