Union Africaine: Dlamini-Zuma veut la paix au Darfour avec Omar el-Béchir

Publié le par imagazine

photo_1343842254591-1-1.jpgIl serait néfaste d'arrêter le président soudanais Omar el-Béchir, poursuivi pour génocide, car il doit être associé au processus de paix dans son pays, a estimé mercredi la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, nouvellement élue à la tête de la Commission de l'Union africaine (UA).

"Il est important de faire la paix au Soudan, surtout au Darfour. Le président el-Béchir doit participer à ça", et dee poursuivre "C'est plus important de faire la paix au Soudan que de se précipiter pour l'arrêter", a insisté la présidente de la Commission.

interrogée sur les chances de parvenir à la paix au Darfour, Mme Dlamini-Zuma devant un aréopage d'anciens chefs d'Etat africains a déclarée "Ca n'est peut-être pas facile, mais nous devons (...) toujours trouver des solutions à nos conflits. Si nous n'en trouvons pas, qui le fera?"

Le président soudanais est depuis 2009 sous le coup d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), qui l'accuse de génocide, de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre commis à l'encontre des habitants du Darfour, une région de l'ouest du Soudan.

Ce mandat d'arrêt a créé des tensions entre plusieurs pays africains et l'Occident, mais aussi entre pays africains. Le Malawi a ainsi renoncé en juin à accueillir un sommet de l'UA car il ne voulait pas recevoir sur son sol M. el-Béchir.

Longtemps chef de la diplomatie sud-africaine, a fait ses déclarations après des consultations pour préparer ses nouvelles fonctions à la tête de l'UA avec plusieurs anciens chefs d'Etat africains, comme Joaquim Chissano (Mozambique), Kenneth Kaunda (Zambie), Bakili Muluzi (Malawi) et John Kufuor (Ghana).

L'Union africaine avait indiqué en 2009 qu'elle ne respecterait pas le mandat d'arrêt de la CPI et avait demandé sa suspension aux Nations unies.

 

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