OBJECTIF DE BOKO HARAM: POUVOIR AUX NORDISTES OU DIVISION DU PAYS EN DEUX ETATS

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OBJECTIF DE BOKO HARAM: POUVOIR AUX NORDISTES OU DIVISION DU PAYS EN DEUX ETATS

Une unité armée de Boko Haram, Ansaru, opère des attaques contre les cibles les plus difficiles tels les états-majors des armées, les poudrières, ou comme dernièrement à Kolofata au Cameroun, les endroits qui sont sensés être les plus protégés par les forces de défense du pays. L’objectif en est de est de démoraliser les éléments des forces armées du Cameroun et du Nigeria par des actes de terreur touchant et frappant des cibles qui jusque là fondaient les espoirs de plus forte défense dans l’esprit des troupes, d’installer la peur dans les casernes, de provoquer les défections dans les rangs de l’armée régulière, et de décourager les recrutements dans l’armée régulière. Le régime de Paul Biya se trompe dangereusement en croyant qu’un projet de 45 milliards de francs Cfa peut réussir là où son armée échoue visiblement. La guerre contre Boko Haram doit être totale et sans merci.

Par Ndzana Seme, 31/07/2014, 9:54 AM

Autant au Nigeria qu’au Cameroun, l’objectif de Boko Haram est la prise de pouvoir par les “nordistes” pour succéder au vieux Paul Biya au Cameroun, et au chrétien Goodluck Jonathan Ebele au Nigeria, ceci au mépris de toutes institutions démocratiques. Le régime de Paul Biya se trompe dangereusement en croyant qu’un projet de 45 milliards de francs Cfa peut réussir là où son armée échoue visiblement. Car il ignore les solides fondements historiques, culturels, religieux, ainsi que le plus grand ‘intérêt d’un État nordiste pour les populations du Nord, dès lors portés naturellemnt à céder aux recrutements comme combattants de Boko Haram.

Fondements historiques, culturels et religieux de Boko Haram

Boko Haram, qui est en réalité un regroupement de bandes armées dirigées par des seigneurs de la guerre de plusieurs origines (nigérianes, camerounaises, tchadiennes et soudanaises), sous le faux prétexte de l’Islam, a pour ambition de prendre le pouvoir au Cameroun et au Nigeria. Si les gouvernements du Cameroun et du Nigeria leur résistent, ces bandes armées, formées comme des terroristes, entendent créer leur propre Etat au sein des frontières anciennes des anciens États précoloniaux du Borno et du Sokoto.

Ce dessein, nous le tenons d’une source de l’un de ces bandes armées de Boko Haram, dont l’un des groupes constitue une rébellion armée contre le régime de Paul Biya, actuellement en activité au Nord Cameroun; mais plus ou moins bien établie au Sud du pays, qui s’entend pour eux sud de la province de l’Adamaoua.

L’État précolonial du Sokoto est aujourd’hui connu comme le califat de Sokoto au Nigeria et comme les provinces de l’Adamaoua et du Nord au Cameroun, le fleuve Logone étant sa frontière orientale; ce qui inclut ainsi une petite partie du territoire tchadien dans ce dessein. Ces territoires furent conquis par Shaihu Usman Ousmane dan Fodio (1754-1817), un écrivain, homme d’État peul/foulbé/fulani, prêcheur d’un Islam radical fondé sur le Jihad, que Boko Haram utilise aujourd’hui comme fondement de son terrorisme et de son ambition de créer un État islamique.

La plupart des populations bantou des forêts et des montagnes du Cameroun et du Nigeria (Beti, Bassa, Bamiléké, Nupe ou Tapa, et autres) s’y trouvent aujourd’hui parce que leurs ancêtres s’y étaient refugiés pour fuir les bandes armées djihadistes, esclavagistes et terroristes d’Ousmane dan Fodio. Son armée cavalière avait aussi envahi, conquis et soumis le pays Haoussa, en soulevant en particulier les populations paysannes contre leur roi Yunfa.

Par contre, le royaume plus ancien du Bornou fut créé en 1395 par les souverains du plus ancien royaume de Kanem établi autour du Lac Tchad. Le territoire de l’ancien royaume du Bornou, couvre actuellement l’État nigérian du Borno et l’extrême-Nord du Cameroun, qui sont le terrain de la plus forte concentration actuelle des activités terroristes de Boko Haram.

Soutiens et formation des seigneurs de la guerre de Boko Haram

Notons très bien ici que le territoire de cet ancien royaume de Borno est limité à l’est par le Tchad, notamment Ndjamena, où sont stationnées les troupes françaises. Ces dernières sont soupçonnées d’être le centre névralgique, non pas seulement des bandes armées du Tchad et du Soudan, comme la Seleka qui vient de déstabiliser la République Centrafricaine, mais surtout de Boko Haram. C’est grâce à la base militaire française – depuis peu aussi américaine – de Ndjamena que Boko Haram bénéficie des formations militaires de très haut niveau, y compris le niveau des forces spéciales, qu’on observe dans ses unités d’élite comme Ansaru.

Ansaru, dont le nom arabe Jamāʿatu Anṣāril Muslimīna fī Bilādis Sūdān signifie “Avant-garde de la protection des musulmans sur les terres des noirs”, s’eat fait connaître sur le terrain nigérian par des actions qui n’ont rien à envier aux opérations des “special forces” américaines, dont notamment les attaques contre les cibles les plus difficiles tels les états-majors des armées, les poudrières, ou comme dernièrement à Kolofata au Cameroun, les endroits qui sont sensés être les plus protégés par les forces de défense du pays. Pour en avoir une idée, l’élément d’une force spéciale est vanté dans la série des films “Rambo”, un rôle joué par l’acteur Silvester Stalone.

Stratégies guerrières de Boko Haram

L’objectif de Ansaru est de démoraliser les éléments des forces armées du Cameroun et du Nigeria par des actes de terreur touchant et frappant des cibles qui jusque là fondaient les espoirs de plus forte défense dans l’esprit des troupes, d’installer la peur dans les casernes, de provoquer les défections dans les rangs de l’armée régulière (des déserteurs qui se font souvent recruter dans les bandes armées rebelles), et de décourager les recrutements dans l’armée régulière.

Les dernières décisions de Paul Biya de limoger deux officiers commandants des “unités de combat” de l’extrême nord, ainsi que les bagarres qui déchireraient actuellement les officiers sur le front, montrent bien que Boko Haram a commencé à atteindre son objectif au sein des forces armées camerounaises. Car, si le tribalisme dans la composition des éléments et les commandants des unités de la brigade d’intervention rapide (Bir) au profit des Bulu et Beti est fondé, il faut s’attendre que les autres officiers jusqu’ici mal traités et frustrés demandent aux soldats Bulu et Beti d’aller défendre le pays contre Boko Haram. Et ce dernier aura frappé dans le mille, avec une démoralisation assurée dans les rangs des forces armées camerounaises.

L’autre plus grande faiblesse du régime de Paul Biya, que Boko Haram capitalisera, c’est la corruption au sein de l’armée. Un officier ou soldat corrompu n’accepte pas d’aller mourir sur le front des combats. Un officier ou soldat affairiste est tout sauf un patriote. Or le soldat défenseur d’un pays doit être animé d’un amour sans fin pour son pays; dès lors il est prêt à sacrifier sa propre vie pour la victoire de sa patrie. Les combattants de Boko Haram sont animés à l’extrême par un tel patriotisme dans leur poursuite de la création d’un État islamique sur les terres de leurs ancêtres des royaumes de Sokoto et de Borno. Les éléments des forces armées du Cameroun et du Nigeria manquent un tel degré de patriotisme.

Qu’est ce qu’il faut faire?

Il n’y a pas d’autre choix à ce stade que celui de la destruction totale de Boko Haram par tous les moyens. Et la dernière des choses que les gouvernements du Cameroun et du Nigeria puissent faire c’est d’écouter et de suivre les conseils militaires et supposés experts français, américains et occidentaux actuellement sur le terrain. Le Cameroun et le Nigeria ont au contraire un intérêt suprême et vital de se consulter et de combiner des actions armées coordonnées contre cet ennemi terroriste commun.

Car, comme ils l’ont fait en Côte d’Ivoire et en Libye, ces occidentaux atteindront leur objectif d’installer les bandes armées terroristes au pouvoir au Cameroun et au Nigeria. L’objectif des occidentaux est de prendre le contrôle des ressources minières de la région du Golfe de Guinée, et Boko Haram est l’instrument qui a pour mission de briser les gouvernements qui pourraient encore demain résister ou s’opposer à leur dessein du tout ou rien.

Si vraiment leurs dirigeants veulent la survie de leurs États, il ne reste plus au Cameroun et au Nigeria que la solution russe contre les terroristes tchétchènes, à savoir la destruction totale dans l’oeuf des bandes armées terroristes, par tous les moyens, malgré toutes les dénonciations des violations des droits de l’homme que les machines propagandistes occidentales répandront dans les média du monde.

La guerre contre Boko Haram doit être totale et sans merci. Dans une telle guerre, les otages pris doivent être considérés comme déjà sacrifiés et ne doivent pas arrêter les opérations militaires antiterroristes des gouvernements. Le cauchemar de la Libye, que Boko Haram entend établir au Cameroun et au Nigeria, doit déterminer le traitement à réserver, maintenant et non pas demain ou dans un an, à Boko Haram et à toute autre forme de terrorisme dans le Golfe de Guinée.

Ndzana Seme, 07/31/2014

Une unité armée de Boko Haram, Ansaru, opère des attaques contre les cibles les plus difficiles tels les états-majors des armées, les poudrières, ou comme dernièrement à Kolofata au Cameroun, les endroits qui sont sensés être les plus protégés par les forces de défense du pays. L’objectif en est de est de démoraliser les éléments des forces armées du Cameroun et du Nigeria par des actes de terreur touchant et frappant des cibles qui jusque là fondaient les espoirs de plus forte défense dans l’esprit des troupes, d’installer la peur dans les casernes, de provoquer les défections dans les rangs de l’armée régulière, et de décourager les recrutements dans l’armée régulière. Le régime de Paul Biya se trompe dangereusement en croyant qu’un projet de 45 milliards de francs Cfa peut réussir là où son armée échoue visiblement. La guerre contre Boko Haram doit être totale et sans merci.

Par Ndzana Seme, 31/07/2014, 9:54 AM

Autant au Nigeria qu’au Cameroun, l’objectif de Boko Haram est la prise de pouvoir par les “nordistes” pour succéder au vieux Paul Biya au Cameroun, et au chrétien Goodluck Jonathan Ebele au Nigeria, ceci au mépris de toutes institutions démocratiques. Le régime de Paul Biya se trompe dangereusement en croyant qu’un projet de 45 milliards de francs Cfa peut réussir là où son armée échoue visiblement. Car il ignore les solides fondements historiques, culturels, religieux, ainsi que le plus grand ‘intérêt d’un État nordiste pour les populations du Nord, dès lors portés naturellemnt à céder aux recrutements comme combattants de Boko Haram.

Fondements historiques, culturels et religieux de Boko Haram

Boko Haram, qui est en réalité un regroupement de bandes armées dirigées par des seigneurs de la guerre de plusieurs origines (nigérianes, camerounaises, tchadiennes et soudanaises), sous le faux prétexte de l’Islam, a pour ambition de prendre le pouvoir au Cameroun et au Nigeria. Si les gouvernements du Cameroun et du Nigeria leur résistent, ces bandes armées, formées comme des terroristes, entendent créer leur propre Etat au sein des frontières anciennes des anciens États précoloniaux du Borno et du Sokoto.

Ce dessein, nous le tenons d’une source de l’un de ces bandes armées de Boko Haram, dont l’un des groupes constitue une rébellion armée contre le régime de Paul Biya, actuellement en activité au Nord Cameroun; mais plus ou moins bien établie au Sud du pays, qui s’entend pour eux sud de la province de l’Adamaoua.

L’État précolonial du Sokoto est aujourd’hui connu comme le califat de Sokoto au Nigeria et comme les provinces de l’Adamaoua et du Nord au Cameroun, le fleuve Logone étant sa frontière orientale; ce qui inclut ainsi une petite partie du territoire tchadien dans ce dessein. Ces territoires furent conquis par Shaihu Usman Ousmane dan Fodio (1754-1817), un écrivain, homme d’État peul/foulbé/fulani, prêcheur d’un Islam radical fondé sur le Jihad, que Boko Haram utilise aujourd’hui comme fondement de son terrorisme et de son ambition de créer un État islamique.

La plupart des populations bantou des forêts et des montagnes du Cameroun et du Nigeria (Beti, Bassa, Bamiléké, Nupe ou Tapa, et autres) s’y trouvent aujourd’hui parce que leurs ancêtres s’y étaient refugiés pour fuir les bandes armées djihadistes, esclavagistes et terroristes d’Ousmane dan Fodio. Son armée cavalière avait aussi envahi, conquis et soumis le pays Haoussa, en soulevant en particulier les populations paysannes contre leur roi Yunfa.

Par contre, le royaume plus ancien du Bornou fut créé en 1395 par les souverains du plus ancien royaume de Kanem établi autour du Lac Tchad. Le territoire de l’ancien royaume du Bornou, couvre actuellement l’État nigérian du Borno et l’extrême-Nord du Cameroun, qui sont le terrain de la plus forte concentration actuelle des activités terroristes de Boko Haram.

Soutiens et formation des seigneurs de la guerre de Boko Haram

Notons très bien ici que le territoire de cet ancien royaume de Borno est limité à l’est par le Tchad, notamment Ndjamena, où sont stationnées les troupes françaises. Ces dernières sont soupçonnées d’être le centre névralgique, non pas seulement des bandes armées du Tchad et du Soudan, comme la Seleka qui vient de déstabiliser la République Centrafricaine, mais surtout de Boko Haram. C’est grâce à la base militaire française – depuis peu aussi américaine – de Ndjamena que Boko Haram bénéficie des formations militaires de très haut niveau, y compris le niveau des forces spéciales, qu’on observe dans ses unités d’élite comme Ansaru.

Ansaru, dont le nom arabe Jamāʿatu Anṣāril Muslimīna fī Bilādis Sūdān signifie “Avant-garde de la protection des musulmans sur les terres des noirs”, s’eat fait connaître sur le terrain nigérian par des actions qui n’ont rien à envier aux opérations des “special forces” américaines, dont notamment les attaques contre les cibles les plus difficiles tels les états-majors des armées, les poudrières, ou comme dernièrement à Kolofata au Cameroun, les endroits qui sont sensés être les plus protégés par les forces de défense du pays. Pour en avoir une idée, l’élément d’une force spéciale est vanté dans la série des films “Rambo”, un rôle joué par l’acteur Silvester Stalone.

Stratégies guerrières de Boko Haram

L’objectif de Ansaru est de démoraliser les éléments des forces armées du Cameroun et du Nigeria par des actes de terreur touchant et frappant des cibles qui jusque là fondaient les espoirs de plus forte défense dans l’esprit des troupes, d’installer la peur dans les casernes, de provoquer les défections dans les rangs de l’armée régulière (des déserteurs qui se font souvent recruter dans les bandes armées rebelles), et de décourager les recrutements dans l’armée régulière.

Les dernières décisions de Paul Biya de limoger deux officiers commandants des “unités de combat” de l’extrême nord, ainsi que les bagarres qui déchireraient actuellement les officiers sur le front, montrent bien que Boko Haram a commencé à atteindre son objectif au sein des forces armées camerounaises. Car, si le tribalisme dans la composition des éléments et les commandants des unités de la brigade d’intervention rapide (Bir) au profit des Bulu et Beti est fondé, il faut s’attendre que les autres officiers jusqu’ici mal traités et frustrés demandent aux soldats Bulu et Beti d’aller défendre le pays contre Boko Haram. Et ce dernier aura frappé dans le mille, avec une démoralisation assurée dans les rangs des forces armées camerounaises.

L’autre plus grande faiblesse du régime de Paul Biya, que Boko Haram capitalisera, c’est la corruption au sein de l’armée. Un officier ou soldat corrompu n’accepte pas d’aller mourir sur le front des combats. Un officier ou soldat affairiste est tout sauf un patriote. Or le soldat défenseur d’un pays doit être animé d’un amour sans fin pour son pays; dès lors il est prêt à sacrifier sa propre vie pour la victoire de sa patrie. Les combattants de Boko Haram sont animés à l’extrême par un tel patriotisme dans leur poursuite de la création d’un État islamique sur les terres de leurs ancêtres des royaumes de Sokoto et de Borno. Les éléments des forces armées du Cameroun et du Nigeria manquent un tel degré de patriotisme.

Qu’est ce qu’il faut faire?

Il n’y a pas d’autre choix à ce stade que celui de la destruction totale de Boko Haram par tous les moyens. Et la dernière des choses que les gouvernements du Cameroun et du Nigeria puissent faire c’est d’écouter et de suivre les conseils militaires et supposés experts français, américains et occidentaux actuellement sur le terrain. Le Cameroun et le Nigeria ont au contraire un intérêt suprême et vital de se consulter et de combiner des actions armées coordonnées contre cet ennemi terroriste commun.

Car, comme ils l’ont fait en Côte d’Ivoire et en Libye, ces occidentaux atteindront leur objectif d’installer les bandes armées terroristes au pouvoir au Cameroun et au Nigeria. L’objectif des occidentaux est de prendre le contrôle des ressources minières de la région du Golfe de Guinée, et Boko Haram est l’instrument qui a pour mission de briser les gouvernements qui pourraient encore demain résister ou s’opposer à leur dessein du tout ou rien.

Si vraiment leurs dirigeants veulent la survie de leurs États, il ne reste plus au Cameroun et au Nigeria que la solution russe contre les terroristes tchétchènes, à savoir la destruction totale dans l’oeuf des bandes armées terroristes, par tous les moyens, malgré toutes les dénonciations des violations des droits de l’homme que les machines propagandistes occidentales répandront dans les média du monde.

La guerre contre Boko Haram doit être totale et sans merci. Dans une telle guerre, les otages pris doivent être considérés comme déjà sacrifiés et ne doivent pas arrêter les opérations militaires antiterroristes des gouvernements. Le cauchemar de la Libye, que Boko Haram entend établir au Cameroun et au Nigeria, doit déterminer le traitement à réserver, maintenant et non pas demain ou dans un an, à Boko Haram et à toute autre forme de terrorisme dans le Golfe de Guinée.

Ndzana Seme, 07/31/2014

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